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mardi 13 septembre 2016

Réviser les notions : les classes grammaticales

Voici 2 fiches de synthèse. Attention, les références aux pages de manuel sont celles du Livre scolaire 4° et 3°.

Fiche-notion 3° 


Fiche-notion 4°

dimanche 11 septembre 2016

La 1ère mission de l'année ou comment lancer le travail en groupe

Parfois j'ai un côté M. Jourdain : j'ignore que je fais des choses innovantes. Ainsi lorsqu'on m'a dit : "Oh, mais tu as organisé ta classe en îlots bonifiés !"

Moi, j'ai bêtement répondu : "Ben non, ils sont par groupe de 4 (ou 5 selon que je dépasse les 28 ou non...).
Pour moi, "îlots bonifiés", cela a un côté "congés bonifiés" et j'avoue que je ne voyais pas trop ce que cela venait faire là.
Je travaillais donc depuis plus de trois ans en îlots bonifiés et je ne le savais pas, c'est dire si je suis à la pointe de la recherche pédagogique.
Sauf que... organiser des groupes de travail lorsque l'on connaît bien les élèves, qu'on sait qui "ira bien" avec qui, qui "n'ira pas du tout" avec qui, c'est facile. Mais en début d'année, il faut bien reconnaître que l'entrée dans une salle organisée en îlots, cela ressemble surtout au départ des 24 heures du Mans époque "je cours à ma voiture avant de démarrer" - je sais, quand je dis ça, tout de suite, je me marque temporellement...
Donc j'ai imaginé cette année de commencer par un jeu. Qui il faut l'avouer n'a amusé que moi, à en juger par la tête des élèves qui découvraient qu'ils ne choisiraient pas leur(s) voisin(s) et que, en plus, ils devraient travailler avec !
J'avais initialement intitulé cette mission "Je découvre mon manuel", mais ça, c'était avant de découvrir que nous n'avions pas reçu les nouveaux manuels. Cela s'est donc transformé en "Je fais des recherches sur un auteur et je les restitue sous forme de carte mentale".

Etape 1 :
J'ai établi la liste des auteurs étudiés entre la rentrée et les vacances de Toussaint ; j'en ai arbitrairement sélectionné sept, ce qui correspond au nombre "d'îlots" de ma classe. Ayant cette année deux niveaux, des quatrièmes et des troisièmes, cela faisait donc quatorze auteurs. Et je voulais des femmes.

Etape 2 :
Distribution à chaque élève entrant pour la première fois dans la classe de l'image de cet auteur, format quart de feuille. Dans la classe, il doit alors s'installer à la table où est posée la même image, joliment plastifiée par mes soins, format A5. Je leur distribue les consignes ; ils disposent de deux jours.

Etape 3 :
Chez eux, les élèves ont à effectuer des recherches sur cet auteur et restituer le fruit de ces recherches sous forme de carte mentale à quatre branches : naissance et jeunesse, oeuvres majeures, faits marquants de sa vie, fin de sa vie. "Comment on fait s'il est pas mort ? - On le précise ! N'allez pas le faire mourir pour entrer dans la carte." Ils peuvent également rechercher des illustrations possibles.

Etape 4 :
En classe, les élèves présentent leur carte mentale de recherche, que je vérifie, notant également la richesse desdites recherches (en vue de bonification individuelle).

Etape 5 :
En classe toujours et en groupe, les élèves établissent une carte mentale collective en confrontant le résultat de leurs recherches.

Etape 6 :
Je récupère à la fin de l'heure les 7 cartes mentales et je les évalue selon 4 critères : ont-ils réalisé une carte mentale ? - ont-ils effectué des recherches et su trier les informations ? - la carte est-elle précise ? - la carte est-elle lisible et attractive ?
A l'issue de cette évaluation sur 10 (c'est une reprise en douceur), j'ai procédé aux ajustements : moins deux points pour ceux qui n'avaient rien fait, moins un point pour qui avait mis le strict minimum, plus deux points pour ceux qui s'étaient investi.
Et le résultat se trouve ci-dessous, organisé grâce à Line.do. Et cette ligne s'enrichira au fil des périodes.
Dernière précision : les cartes ont été photographiées avant la correction, avec l'orthographe d'origine...


Bilan de l'opération : en moins de deux heures de cours, j'ai des groupes qui ont brisé la glace, des élèves qui connaissent la vie de Louise Labé depuis son signe astrologique et d'autres qui ont appris que George Sand est une femme et Céline... un homme !

dimanche 4 janvier 2015

Le retour de l'ardoise... numérique !

Je suis sûre que vous avez tous en tête des souvenirs de primaire : le maître ou la maîtresse qui posait une question ou soumettait une opération, et il fallait le plus vite possible inscrire sa réponse sur l'ardoise et la lever bien haut.

Maintenant que le numérique est entré dans les classes (et que j'ai une borne WiFi...), j'utilise Plickers pour faire la même chose.

C'est très simple : avec votre smartphone (que celui ci soit sous iOs ou Android - bien utile si vous n'avez pas de WiFi) ou votre tablette, vous allez créer un compte sur le site et ajouter vos classes. Plickers va attribuer un numéro de carte à chacun des élèves, cartes imprimables en format PDF sur le site. Initialement, j'avais choisi de plastifier les cartes que je distribuais à chaque cours, mais les élèves m'ont suggéré de leur en faire une qu'ils garderaient dans leur classeur et sortiraient si besoin. J'ai donc conservé mon jeu plastifié pour les étourdis qui n'auraient pas leur carte...



Ces cartes sont au format A4 et permettent aux élèves de voter et de répondre aux questions posées. Sur chaque carte, figure un code visuel unique qui va être détecté par l’appli et l’appareil photo de l’enseignant. L’enseignant pose une question préparée à l’avance et les élèves répondent en levant leur carte personnelle devant eux. Une photo pour collecter les réponses et le tour est joué. J'ai cette année quatre classes, de 23, 29, 30 et 31 élèves, et je peux vous assurer que le scan se fait très rapidement. La question étant projetée au tableau, j'affiche également le nom des votants, ce qui permet ensuite à ceux qui ont été enregistrés de baisser le bras. Ensuite, nous affichons le résultat : 



Puis la bonne réponse :



Outre l'aspect ludique de la chose, qu'est-ce que cela permet ?

Tout d'abord de savoir qui a compris (car les résultats s'affichent en direct sur votre appareil et ces résultats sont enregistrés, donc vous en gardez une trace) ; ensuite de revenir sur les difficultés qui ont surgi (pourquoi cette mauvaise réponse pour 7 élèves, par exemple) ; enfin de motiver les élèves à revenir sur ce qui a été vu durant le cours précédent puisqu'on "ouvre" le cours suivant dessus.

Loin de moi l'idée de suppléer à de traditionnels contrôles, mais il n'empêche que cette manière "éclair" de tester des connaissances l'air de rien, ça me plaît bien ! Et eux aussi...

mercredi 4 juin 2014

Entrer dans les textes fondateurs avec une carte mentale

Les textes fondateurs, ce sont des documents associés à l'origine d'une civilisation, d'une culture ou d'une religion (Wikipédia). Pour l'enseignement du français en 6ème, quatre œuvres sont considérées comme fondatrices de la civilisation occidentale : la Bible, l’Iliade et l'Odyssée d’Homère, l’Énéide de Virgile et les Métamorphoses d’Ovide.

Afin d'entrer dans le corpus biblique, j'ai choisi de commencer par une séance qui utilise les connaissances des élèves, qu'elles soient issues de leur culture personnelle ou... du cours d'Histoire-Géographie ! ;-)

Étape 1 : en classe

Nous avons complété ensemble, à l'aide des connaissances des élèves (et du cours d'Histoire Géographie...) un tableau comportant 4 colonnes (les religions monothéistes) et 6 lignes (nom de la religion, des pratiquants, du livre sacré, du guide ou chef de prière, et des principales fêtes). Les remarques des élèves nous ont amené à scinder la religion chrétienne en 2 (catholicisme et protestantisme).

Étape 2 : en classe

J'ai ensuite demandé aux élèves d'établir, par groupe de 3-4, à partir des informations récoltées, une carte mentale avec trois branches principales : judaïsme, christianisme et islam.J'ai donné en complément des personnages de la Bible et du Coran à intégrer également.

Les résultats ont été les suivants :

[caption id="attachment_530" align="aligncenter" width="560"]Romain B, Enzo S et tommy Romain B, Enzo S et Tommy[/caption]

[caption id="attachment_531" align="aligncenter" width="560"]Malo, Enzo F, Miguel et Romain G Malo, Enzo F, Miguel et Romain G[/caption]

[caption id="attachment_532" align="aligncenter" width="560"]Louise, Jessica, Mélyne et Camille Louise, Jessica, Mélyne et Camille[/caption]

[caption id="attachment_533" align="aligncenter" width="560"]Tom, Théo et david Tom, Théo et david[/caption]

[caption id="attachment_534" align="aligncenter" width="560"]Adam Adam[/caption]

[caption id="attachment_535" align="aligncenter" width="560"]Elodie, Asma et Maiwenn Elodie, Asma et Maiwenn[/caption]

[caption id="attachment_536" align="aligncenter" width="560"]Maëllys, Chloé et Célia Maëllys, Chloé et Célia[/caption]

[caption id="attachment_543" align="aligncenter" width="560"]Louis, Dylan, Gianni, Hugo Louis, Dylan, Gianni, Hugo[/caption]

Évaluation :

  1. Les informations demandées sont présentes : religion, pratiquants, livre, lieu, chef, fêtes, personnages - 10 points

  2. Les informations ont été hiérarchisées et organisées - 5 points

  3. Des liens ont été établis entre les différentes religions - 3 points

  4. Soin apporté au travail - 2 points


Affichage des différentes productions pour les commenter

La carte du professeur, proposée en complément :

Carte du professeur

 

Prolongement : Faire une recherche sur l’un des personnages (22 au choix, mais en privilégiant les plus "connus") pour la restituer grâce à Adobe Voice

  1. Qui est-ce ?

  2. Qu’a-t-il (ou elle) fait ?

  3. Chercher une représentation de cette personne dans les différents arts

  4. Réaliser sa bande annonce à l’aide d’Adobe Voice

samedi 29 mars 2014

Qu'est-ce qu'un bon prof ?

L’heure de vie de classe lorsqu’il s’agit de préparer le conseil de classe, c’est le lieu de la logorrhée. La soupape de sécurité. La grande purge. Tout le monde a quelque chose à dire - ou presque. Tout le monde a raison - ou du moins le croit-il. Tout le monde cherche à faire entendre son point de vue - souvent sans succès. Et au beau milieu de tout ça, il y a les délégués, émanation du peuple qui hurle, qui s’évertuent vainement à trouver du sens là où il n’y en a pas toujours, à organiser les idées et à chercher les formulations « de ce qu’on pourrait ou de ce qu’on le droit de dire au conseil »…

[caption id="attachment_287" align="alignleft" width="150"]Un bon prof ? Un bon prof ?[/caption]

Dans ce flot de parole, une expression est revenue : bon prof. Untel, ça va, ses cours sont bien, mais l’autre, là, « c’est pas un bon prof » ! Mais alors, me suis-je empressée de demander une fois la réunion close, qu’est-ce qu’un bon prof pour vous ?

Une feuille blanche, le droit à l’anonymat, et les réponses ont fusé, à la fois évidentes, pertinentes, drôles parfois,  et faisant montre d’une parfaite expérience de la chose…

Un bon prof, c’est d’abord quelqu’un d’agréable, d'humeur égale, souriant et qui donne envie d'aller à ses cours. Il doit être drôle (mais pas comique), avoir « la tchache » (voir nota) et n'être pas monotone.

Un bon prof, c’est quelqu'un qui est capable de s'adapter aux autres, qui est respectueux envers les élèves, qui sait les gérer et ne laisse pas s'installer le bazar. C’est quelqu’un qui a de l’autorité. Il doit aimer sa matière, bien expliquer les choses et être à l'écoute des questions posées par les élèves.

Ses cours sont « bons » car ils sont vivants (exercices pas trop longs, vidéos, documents divers) et variés (mêlant des éléments écrits, oraux, visuels). Un bon cours, c’est un cours où les élèves participent, ce qui implique une bonne ambiance de classe pour que les élèves soient à l’aise pour intervenir, un cours différent des autres cours du même professeur, avec de l’humour, c'est aussi un cours avec plus de travail de groupe. Un bon cours, c’est un cours d'où l'on ressort plus intelligent, avec l'impression d'avoir appris quelque chose, un cours où on ne voit pas le temps passer.

« Sapristi ! Je comprends. C’est clair ! - C’est diaphane. » (E. Rostand, Cyrano de Bergerac)

Paroles d’élèves, en vrac :

Si j'étais prof, je serais objectif


Si j'étais prof, je serais sympathique


Si j'étais prof, je serais agréable


Si j'étais prof, je profiterais de mes vacances


Si j'étais prof, je ferais des cours vivants


Si j'étais prof, j'aiderais les personnes en difficulté


Si j'étais prof, je serais agrégé


Si j'étais prof, je serais captivant


Si j'étais prof, je serais à l'écoute


Si j'étais prof, je serais prof de sport


Si j'étais prof, je serais prof d'arts plastiques


Si j'étais prof, je ferais des cours au vidéo-projecteur


Si j'étais prof, j'utiliserais l'informatique


Si j'étais prof, je démissionnerais


Si j'étais prof, j'essayerais d'avoir une bonne relation avec les élèves


Si j'étais prof, je serais cool


Si j'étais prof, je serais compréhensif


Si j'étais prof, je serais prof pour les plus démunis


Si j'étais prof, je serais apprécié des élèves


Si j'étais prof, je respecterais mes élèves


Si j'étais prof, je me ferais respecter tout en étant gentil


Si j'étais prof, je serais organisé


Si j'étais prof, j’enregistrerais mes cours pour que les élèves puissent réviser


Si j'étais prof, je serais moi même...


Nota : Le substantif féminin tchatche, attesté en 1959, est issu du verbe espagnol chacharear « bavarder », d'origine onomatopéique. Le mot désigne d'abord la disposition à parler beaucoup, le bagou, puis (années 1980) la parole « populaire » des cités, des banlieues. (source : Wikipédia et Le Robert)

jeudi 13 mars 2014

Utiliser l'iPad en classe - 1er bilan

Après deux mois d'utilisation en classe des iPads mini dont nous avons été dotés en décembre 2013 au collège, voici un premier bilan :

Quelle utilisation ?

Nous avons 30 tablettes rangées dans une mallette qui reste au CDI, étant donné la lourdeur de l'engin. La borne WiFi est intégrée à la mallette et nous n'en avons pas dans l'établissement, malgré la demande que nous avons faite auprès de notre intendance, qui l'a fait remonter aux instances concernées. Le problème : soit nous venons travailler au CDI, ce qui implique de programmer des séances avec le professeur-documentaliste, de réserver le lieu, etc..., soit nous travaillons dans nos salles, mais sans réseau !

Nous avons mis en place une charte d'utilisation et un système de réservation en ligne, comme pour la salle informatique, via iBahut. Il ne s'agit donc pas d'outils disponibles tout le temps, mais d'outils que nous devons prévoir d'utiliser.

Quelles ont été les expériences menées (je parle ici en mon nom propre) ?

Expérience 1 : Morfo (voir compte-rendu ici)

Expérience 2 : la prise de note en sortie avec Notability et Tripjournal

Les élèves ont eu une deuxième journée culturelle autour du projet, avec visite du Lyon industriel (Terreaux et pentes de la Croix-Rousse) et un atelier aux Archives municipales. Ils ont pris des notes tout au long de cette sortie, à l'aide de l'une ou l'autre application. Ces dernières permettent d'écrire, mais aussi d'enregistrer des sons et d'intégrer aux notes des photographies prises par l'appareil. Notre préférence va à Notability, qui permet une meilleure exploitation des notes : on peut obtenir un PDF qui permet aux élèves de reprendre et de synthétiser leurs notes, tout en évitant le copier-coller...

Le bilan s'est ensuite fait en classe (surprise pour ceux qui ont voulu TOUT enregistrer et n'ont pu écouter les 7 heures d'enregistrement !) et ils ont eu pour consigner de rédiger un article sur un des sujets abordés. Cet article a été rédigé avec Pages et corrigé avec Scribens.

Après rédaction au brouillon, saisie du texte sur Pages et mise en page sur le blog du projet.

Remarques générales :

Un conseil d'abord : commencer par des travaux de groupe, qui permettent l'entraide des élèves et l'appropriation commune des outils.

Travailler avec des tablettes implique d'accepter de lâcher prise et de faire confiance aux élèves : ils savent très vite s'emparer de l'outil et le maîtriser.

Travailler avec des tablettes c'est aussi transgresser les règles : utiliser le partage de connexion des portables pour récupérer du WiFi en classe, par exemple...

Travailler avec des tablettes c'est accepter l'éparpillement : oui, ils vont ouvrir plein d'applis pour les tester et ne pas rester sur celle qu'on leur a demandé d'ouvrir... mais en même temps, ce sont les mêmes qui découvriront que gérer son temps, ça s'apprend, et que plus on est concentré, mieux ça marche !

Travailler avec des tablettes c'est accepter que les élèves en sachent parfois plus que vous (ou l'apprennent plus vite) et les considérer comme des auxiliaires précieux !

Bref, travailler avec des tablettes, c'est accepter de voir se modifier les rapports au sein de la classe. La preuve : j'ai même bouleversé la disposition de ma salle !