Souhaitant filmer des usages de tablettes en classe, la DANE de Lyon est venue en avril 2017 dans ma classe pour assister à une séance de révisions de vocabulaire avec les iPads...
"Lire des oeuvres littéraires", interpréter et élaborer est une "tâche centrale" si l'on se réfère aux programmes 2016. A ce titre, dans le questionnement "Agir sur le monde - la fiction pour interroger le réel", la lecture d'un roman naturaliste est préconisé. C'est ainsi que j'ai proposé à mes élèves de quatrième de découvrir le roman d'Emile Zola, Au Bonheur des dames, en lien entre autres avec la reconduction de notre EPI autour de la ville.
Bien sûr, la difficulté à "entrer" dans l'univers de ce roman touffu pour des élèves de treize ans s'est posée rapidement. Or comment interpréter si l'on ne comprend pas ? C'est ainsi que je leur ai proposé l'exercice suivant :
En groupes, ils ont donc eu à imaginer le dialogue entre Denise et une amie restée à Valognes, en respectant l'histoire et les personnages de Zola... mais en autorisant "quelques" abréviations et autres émoticônes.
Il est d'ailleurs à ce titre tout à fait intéressant de constater que non, il est faux de dire que "les jeunes ne font plus la différence entre écriture et langage SMS", puisque c'est la première question qui est venue, preuve s'il en est qu'ils sont conscients du caractère transgression dudit langage.
L'outil utilisé a été l'application sur iPad "TextingStory", qui les a immédiatement séduit parce qu'on "peut mettre des smileys", même si je dois reconnaître qu'ils n'en ont pas abusé.
Le résultat est plaisant, souvent plein d'humour, et, surtout, montre une bonne compréhension du texte, ce qui était mon objectif de départ. Et pour ma part, j'ai trouvé tout à fait intéressant d'observer leur manière de rédiger leurs messages, cette manie du "bah" devenu une ponctuation, et l'absence de ponctuation, sinon forte : "ça se fait pas, madame !"
Bien sûr, certains comportent des fautes, d'autres sont plus approximatifs, mais en tout cas, ils ont tous manifesté l'envie de poursuivre sur le reste du roman, et ça, c'est déjà une belle victoire !
Mes deux classes de 4° ont participé cette année au concours organisé par Flammarion :
Il s’agissait de réaliser collectivement l’édition d’une nouvelle, c’est-à-dire l’écrire, créer une première de couverture et rédiger la quatrième de couverture. Nous avons ajouté une contrainte supplémentaire en intégrant l’anglais : après avoir étudié des nouvelles à chutes et le genre fantastique en Français, les élèves ont travaillé sur la peur en anglais, avec leurs professeurs d'anglais respectifs.
Les meilleures nouvelles de chaque classe (choisies par les élèves – et votre humble serviteuse…) ont été envoyées et l'une d'entre elle fait partie des gagnants ! Il s'agit de "A Dangerous Game".
Découvrez les deux nouvelles envoyées :