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vendredi 20 mars 2020

« tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »

« Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achète une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne bouger de la ville. Et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. Etc.

Mais quand j’ai pensé de plus près et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective et qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près.

Quelque condition qu’on se figure, où l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde. Et cependant, qu’on s’en imagine accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point. Il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent des révoltes qui peuvent arriver et enfin de la mort et des maladies, qui sont inévitables. De sorte que s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux, et plus malheureux que le moindre de ses sujets qui joue et qui se divertit.

De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu ou dans le lièvre qu’on court, on n’en voudrait pas s’il était offert. Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche ni les dangers de la guerre ni la peine des emplois, mais c’est le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit. »

- Blaise Pascal, Les pensées, Lafuma 136, Brunschwicg 139.

mercredi 16 septembre 2015

R. Gary, La Promesse de l'aube

Répondez directement dans le formulaire en faisant glisser votre souris : Vous trouverez le texte dans le dossier 3°.

mercredi 9 septembre 2015

D. Pennac, La fée carabine

Répondez directement dans le formulaire en faisant glisser votre souris :

Bande annonce du premier tome de la saga, Au bonheur des ogres :

lundi 23 mars 2015

Raconter les Misérables en dix minutes ?

Mais oui, je ne vous propose rien de moins que vous raconter ce grand (gros ?) roman de Victor Hugo en une dizaine de minutes (onze très exactement...) :


mercredi 16 octobre 2013

Découvrir la suite du Horla ?

C'est par ici (cliquer sur l'image) :

Capture d'écran 2013-10-16 à 17.54.47

Vous voulez connaître la suite de l'histoire de la servante Félicité ?

Vous pouvez cliquer sur l'image pour aller découvrir la suite de la nouvelle de Gustave Flaubert dans son édition originale :

Capture d'écran 2013-10-16 à 17.50.26

En savoir plus sur Emile Zola

Allez faire un tour sur le site de la BNF (cliquer sur l'image) :

Capture d'écran 2013-10-16 à 17.46.53

Pour aller plus loin sur Maupassant...

Voici plusieurs sites qui vous permettront approfondir votre connaissance de cet auteur et, surtout, de lire ses textes :

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