jeudi 9 avril 2020

S'entraîner sur un sujet de brevet...

... même si cette année il n'y aura pas d'examen 😉
Je vous propose un sujet du Livre scolaire que j'ai remis en page (à ma sauce 🎶) :


Ainsi que sa dictée :

Et enfin sa correction commentée :

mardi 7 avril 2020

Sport et société : réviser tout en approfondissant votre anglais

Un certain nombre d'entre vous, chers élèves - et ceci est un euphémisme - fréquente assidûment Netflix.
J'en profite pour vous signaler l'excellente série diffusée actuellement sur la chaine : The English Game, six épisodes autour des débuts de la professionnalisation du football en Angleterre.

Le pitch : "Au 19e siècle, deux footballeurs de classes sociales différentes bravant les défis professionnels et personnels vont changer le sport, et l'Angleterre, à jamais."
La bande-annonce :
Bon, je vous propose en Français également :

Mais n'oubliez pas de travailler votre anglais en la regardant EN VO !

samedi 28 mars 2020

LECTURES SPECIAL CONFINEMENT

Pour occuper vos longues journées enfermées, je vous suggère quelques lectures. Les titres que je vous propose se divisent en deux catégories : les accessibles en ligne car tombés dans le domaine public (autrement téléchargeables légalement et gratuitement) et les autres (que vous trouverez peut-être dans vos bibliothèques ou que vous pouvez acheter - et vous faire livrer…).

Rien d’obligatoire, mais ceux qui le souhaitent peuvent me rendre un carnet de lecture, autrement dit un compte-rendu de lecture personnel. Cette note sur 20 sera facultative et intégrée dans la moyenne du 3ème trimestre.

Ce carnet de lecture consiste en deux éléments
    • Une carte mentale qui résume le livre avec 4 branches : personnages, époque, lieux, actions ou moments de l’histoire
    • Un avis sur le livre en une vingtaine de lignes

Les lectures accessibles en ligne (avec lien téléchargeable) :

Les autres lectures :
    • Harlan Coben : Ne le dis à personne ; A découvert
    • Delphine de Vigan : No et moi ; Rien ne s’oppose à la nuit
    • Maylis de Kerangal : Corniche Kennedy ; Réparer les vivants
    • Daniel Keyes : Des Fleurs pour Algernon
    • Stephen King : Marche ou crève ; La Ligne verte
    • Romain Puertolas : L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

jeudi 26 mars 2020

vendredi 20 mars 2020

« tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »

« Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achète une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne bouger de la ville. Et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. Etc.

Mais quand j’ai pensé de plus près et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective et qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près.

Quelque condition qu’on se figure, où l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde. Et cependant, qu’on s’en imagine accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point. Il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent des révoltes qui peuvent arriver et enfin de la mort et des maladies, qui sont inévitables. De sorte que s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux, et plus malheureux que le moindre de ses sujets qui joue et qui se divertit.

De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu ou dans le lièvre qu’on court, on n’en voudrait pas s’il était offert. Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche ni les dangers de la guerre ni la peine des emplois, mais c’est le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit. »

- Blaise Pascal, Les pensées, Lafuma 136, Brunschwicg 139.